
15 jours en Islande - Juillet Aout 2013

Noter Jimny, au loin


Non allez, on continue! 2 ème gué aussi bien franchi que le 1er, mais pas moins effrayant.


Coté conduite, ça ne s'arrange pas (ce serait trop facile) : il y a tellement de gravillons qu'on sent qu'on perd un peu le contrôle de la voiture à certains endroits...

Là on croirait que tout va bien hein? Hé bien la route était infâme, on arrivait à un sommet de côte sans visibilité et on sentait la voiture chasser.

Ouf, on est bientôt arrivés.
On arrive enfin à destination vers 18h: le camping du Landmannalaugar est à quelques mètres.
Mais avant, un dilème pour y parvenir: franchir deux gros gués de l'enfer, ou laisser la voiture au parking et transporter les affaires à pied via le petit pont de bois spécial trouillards.
Après moultes tergiversations, on décide de jouer la carte de la prudence. On aura vu des gens avec le même Jimny Suzuki que nous y aller, et d'autres avec des plus gros modèles s'arrêter là.

Le boss de fin...

Camping du Landmannalaugar: un lieu pas du tout fréquenté et silencieux.

Mmmm le bon risotto en sachet!
On trimballe donc notre bardat jusqu'au camping, situé dans un endroit magnifique, mais doté d'un sol archi merdique pour le plantage de tente: terre boueuse et pleine de caillous.
Une fois la tente installée, ma première idée était d'aller faire un plouf dans le hot pot à proximité, mais c'était sans compter le panneau sur la bactérie du baigneur. Ce sera donc sans moi.
A 21h, il fait encore jour comme en plein après midi. A-t-on encore un peu d'énergie pour une dernière balade d'une heure jusqu'à la montagne bleue?
Ho que oui!

Vue de la montagne bleue. Tout la bas au fond, le camping.

A gauche: le champs de lave.

Vue du camping, sans même faire d'efforts

Juste avant la grimpette



On ne fera pas le trail de la montagne bleue en entier (Le Bláhnúkur "cime bleue" pour être exacte), mais déjà suffisament pour avoir une super vue sur les environs.
On croise les doigts pour que le temps reste aussi clément demain...

J03 / Vendredi 26 juillet -
Selfoss > Seljalandsfoss > Landmannalaugar
Malgrè le terrible constat que les matelas se dégonflent, cette nuit fut meilleure que la précédante,et pas trop froide non plus.
Réveil à 8h sous la bruine, remballage de tente, petit déj. Départ vers 10h, avec le soleil qui pointe le bout de son nez à travers les nuages.
Le suspense est insoutenable:
fera-t-il toujours aussi beau demain au Landmannalaugar ?

Ca ne fait même pas deux jours qu'on est en route, et la voiture sent déjà le fennec...
Arrêt au supermarché Kronan pour faire quelques courses, sur les conseils du GDR qui nous dit qu'il y aura moins de choix dans les suivants.
10h35 donc, direction Seljalandsfoss, qui nous fait faire un petit détour sur le chemin du Landmannalaugar, mais on avait pas trop le choix. Une heure après , on est sur place... c'est terrible !!



Seljalandsfoss

Seljalandsfoss est une chute de 65 mètres de hauteur, qui a une particularité: on peut passer derrière...



Glou glou glou
Hé ouai on remet les Kways...
C'est la fin de la matinée, on est donc à contre jour. Pour ceux et celles qui pourront, venez plutôt en fin de journée.
Petit coup d'oeil au camping à coté qui avait l'air sympa aussi, presque au pied de la chute.




Vue de coté

Balade au grand air

Après s'être fait rincer la tronche,
petite balade au soleil pour se sécher.



Cheval, indien !
Départ de là vers 13h, arrêt essence pour ne pas tomber en rade en plein Mordor, et repas dans une station service. Grossière erreur!
La bouffe est juste infecte... le petit jesus nous a pour le coup bien puni de cette regression culinaire.


Vers 14h, on reprend donc la route vers le Landmannalaugar...
Petit rappel pour ceux qui ne suivent pas:

Volcan Hekla
On rebrousse chemin sur la route 1, puis on fiburque sur la route 26.
Pause à ce qu'on croit naivement être à "mi-chemin" , le Leirubakki. Superbe vue et aire de détente.
Le coin est vraiment magnifique, avec une vue magnifique sur le volcan Hekla (l'un des plus actif de l'île, tiens toi tranquille mon gros). Il y a en fait un petit hôtel avec un resto et une expo sur le volcan, le lien ici, et le plan du coin ici.
On se remet en route vers 15h.
La route n'est pas si mauvaise, jusqu'ici tout va bien...

L'endroit rêvé pour une sieste ?


Ici c'est bien mieux

Ha non à l'ombre finalement, Pipo style

Hôtel Leirubakki, vue du restaurant.

Trace de blaireaux
Remarquez les traces de pneu en avant plan, signe flagrante de la bêtise humaine, même ici, des crétins ne peuvent s'empêcher de faire du hors piste.




La route est cahotique, mais pour le moment, ça va encore.
Alors on de sit si c'est ça, ça ira non?
Mais plus on avance, plus la route se dégrade, plus on commence à fatiguer...

De la terre à la lune...


Notre premier gué

Le détail qui tue, à gauche, au milieu de nulle part, un mec à vélo.
Et ce qui devait arriver arriva: un gué à franchir. En théorie, il ne faut pas forcément suivre les traces d'autres voitures, et si on a un doute, il faut aller mettre les pattes dans l'eau pour mesurer la profondeur. On a opté pour une 3ème solution, peut être pas la plus intélligente: y aller.
Tout s'est bien passé, mais je n'ai pas pris de photos sur le moment même car j'étais concentrée sur autre chose.
Même si on n'a pax été emporté par le courant et si rien d'affreux ne s'est passé, on a trouvé le moyen de dévier de la route initiale à la sortie du cours d'eau, et de faire un mini détour: au lieu de poursuivre sur la F225, on a pris la boucle par le Landmannahellir...
Puis la R26 se transforme en F225 (F = uniquement accéssible en 4x4)

Landmannalaugar trajet aller de Seljalandsfoss via R26 puis F225, en passant par le Landmannahellir.

Camping du Landmannahellir

En plus des nids de poules préhistoriques, s'ajoute un autre facteur qui rend la conduite encore un peu plus stressante: les bus et mini bus qui arrivent en sens inverse à fond de balle, sur une route ou on ne peut pas passer à deux en même temps. Autant entre 4x4 de touristes, on est courtoit, on se laisse passer et on se fait des petit bonjour de la main, autant l'autochtone conducteur se fout royalement de votre sort.

Landmannahellir
Camping du Landmannahellir, donc. Trois pelés et deux tondus dans un décors à couper le souffle.
J'hésite: sur les deux nuits prévus au Landmannalaugar, on ne passerait pas la première ici?

